timessquare.jpgUn jour j'irai à New-York avec toi
sunnyc.jpg Nous prendrons l'avion
train2.jpgPuis le métro
chrysler2.jpgNous toucherons le ciel
flatiron.jpg
Et nous écraserons les murs
hellogoodbye-copie-1.jpg
Avant de nous perdre dans la foule

(Photos Julien : http://atelierdexpressionphotographique.blogspot.com/search/label/streets )

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Mercredi 19 mars 2008
communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs

Quartiers nord,
Une barre de béton grise
Dans un champ de misère.
Un hôpital.

Immenses couloirs vides,
Espace fumeur,
Machine à café,
Salle d’attente carrée,
Portes coulissantes,
Murs blancs,
Peuple muet,
Fantômes déglingués,
Odeur antiseptique
Pour faire mourir la mort.

Un courant d’air froid.
Lumière blafarde,
Ascenseur immense
De la taille d’un cadavre.
Quatrième étage,
Une chambre à trois chiffres,
Un lit compliqué,
Une vieille dame allongée,
Ses fils terrorisés,
Ses filles courageuses.

Les silences inquiets se succèdent.
Un masque sur son visage,
Des milliers d'écchymoses
Un bruit d’oxygène,
Un râle artificiel.
Un appareil de torture
Pour la faire respirer.
Elle ne parle pas.
Elle s’accroche à la terre.
A l’age de la guerre,
L’heure de vérité.

Que personne ne pense à autre chose !
Qu’ils se battent pour elle
Ces quatre vaut-riens.
Juste retour des choses.
Si elle partait maintenant,
Elle ne leur pardonnerait pas.
Coûte que coûte,
Elle s’accroche à son souffle.
Les yeux enragés,
Elle s’abreuve de mots rassurants,
D’espoirs insensés.
Elle étouffe dans ses doutes.
Si elle s’était trompée ?
Si la mort existait ?
Si Nietzsche avait raison ?
Elle ne saura jamais.
La foi ne fait pas le poids.
L’espoir est un luxe pour les gens en bonne santé.

Gagner quelques heures,
Pour ne rien faire.
Le temps est cruel.
Il ne pardonne rien.
Moi non plus.
Je suis désolé,
Il est déjà trop tard.
L'homme emporte ses choix
Dans sa dernière demeure.

Je m'écarte lentement,
Sans me retourner.
J'ouvre la porte en regardant ses yeux.
Elle n'a pas besoin de moi.
Depuis dix ans, je n'existe plus.
Aujourd'hui la roue tourne.
Il fait nuit et froid.
Je rentre chez moi.
Je ne reviendrai pas.


T.Co.


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Lundi 3 mars 2008
communauté : Pensées d'ailleurs
Le 10 février le blog du sentier solitaire fêtera son premier anniversaire. Douze mois pour que ces quelques pages virtuelles ressemblent à quelque chose. 
2 335 visiteurs, dont 62% depuis octobre, 8 293 pages consultées, grâce à vous mes mots se sentent moins seuls.
L'objectif pour 2008 est de dépasser les 10 000 visiteurs. Côté plume, je décroche mon héroïne parisienne. La jeune femme est partie inspirer d'autres poètes. La page est tournée et le livre s'ouvre sur d'autres muses. 
Merci pour le temps que vous me consacrez. Mais ne soyez pas trop fidèles, n'oubliez pas d'éteindre votre ordinateur pour toucher du papier. Sans les livres il n'y aurait pas de rêves...
T.Co.

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Vendredi 1 février 2008
communauté : Imaginair - Atelier d'écriture

Elle s’est levée,
Au milieu de la salle de classe.
Petite étudiante un peu crispée,
Petite parisienne à la peau blanche,
Petite bourgeoise étincelante
Etoile du nord inavouée,
Venue ici refaire sa vie.

Derrière ses hanches était caché
Le paysage éternel de toutes mes espérances.
Les lèvres abîmées,
Le regard perdu,
Ses mains tremblaient.
Le temps a ralenti,
Elle n’a rien dit.
Elle ne m’a pas vu.
Elle m’a juste bousculé.
Enfant blessée,
Elle s’est assise à mes cotés,
Brillante étoile, "lice et sans aspérité."
Petite menteuse un peu stressée.
Déjà ma plus belle histoire.

Quelques secondes ont suffi.
Son emprunte était gravée.
La plus belle fille du monde.
Ses gestes, son odeur, son sourire indélébile.
Apparition magique d’un rêve de gosse,
D’un destin oublié.
Le hasard sur mes pas,
Rattrapés par sa rage,
Engloutis, terrassés.
La passion, la tendresse,
Le désir, la douceur.
L’heure la plus sensuelle du monde.
La ronde la plus longue.
La plus belle nuit du monde.


Trop nombreuses sans elle,
Les minutes sont passées.
Effleuré, caressé, pénétré,
Digéré par son absence,
Je ne suis plus rien.
Un homme à terre,
Malade et dépendant.
Les mois se meurent
Et tout s’écroule.
La peur, le doute,
Ma maîtresse, ma concubine,
Mon angoisse, mon héroïne.
Jusqu’à ce jour.

Un réveil difficile.
Sans elle.
Renoncer comme un lâche
A vivre ses soupirs.
Dans cette rupture,
Une partie de moi vient de mourir
Dans le fracas discret d’un adieu résigné.
Je t’aime.
Trop tard.
Le mot est prononcé.
Je t’aime.
Avant la fuite,
Gravé,
Comme une preuve,
Un message,
Une bouteille à la mer
Lancée vers l’avenir.
Elle n’a jamais été plus belle
Que ses yeux suffocants,
Ses larmes retenues,
Cette supplique à voix basse
Au creux de mon épaule.
Je suis parti quand même
Comme un voleur d’amour.
Insolent comme un lâche,
J’ai détourné les yeux.
La perdre pour toujours
Et m’éteindre lentement.

La nuit est passée,
Comme les autres.
Mon corps s’est éveillé,
Cherchant le sien,
Maudissant ma raison,
Criant sa solitude,
Il s’est mis à parler.

Mon cœur m’a dit, qu’avec toi,
Il battait plus fort.
Mes mains m’ont demandé ta peau
Pour se sentir plus douces.
Mes jambes ne répondent plus.
Mes oreilles ne veulent entendre
Rien d’autre que ta voix posée sur ma tristesse.
Mes veines glacent mon sang.
Mon oxygène, ma drogue,
Mon alcool, mon arme,
Ma petite étoile, ma chance,
Ma loi, ma vie, ma foi,
Ma religion, mon âme,
Mes yeux vous pleurent,
Ma bouche vous appelle.
Le chagrin coule sur ma peau.
Mon enveloppe est vide.

Mes doigts ont pris la plume
Pour parler à ma tête,
A ce cerveau immonde
Qui ménage ma bulle.
Ce refuge infamant,
Insulte à notre ivresse,
Injure à ta beauté.
Je garde sur moi ton emprunte,
Le poids de tes étreintes
Gravé sur mes bras abaissés,
Les reliefs de ta joie, de tes rires,
Tes espoirs, ton histoire.
Rien n’est perdu.

La vie n’est plus la même.
Un nouveau jour s’est levé.
L’univers s'est écroulé.
Le décor a changé de couleur.
Il ne reste qu’à vivre
Là où le vent nous pousse.
L’amour dictera sa loi,

Et, si le notre est écrit,
Nous nous soumettrons à lui


T.Co, Il y a plusieurs mois.


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Mardi 22 janvier 2008
communauté : Imaginair - Atelier d'écriture

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