Le
blog du Sentier Solitaire
"Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre, et puis..."
"Et puis je l'ai perdue. De la même
manière."
Anna Gavalda, Je l'aimais.
(Photo Audrey Kerjean)
T.Co. Journaliste Var-matin.
Les passionnés de sport le connaissent sans le savoir. Une signature discrète sous une image de football, de rugby ou de tennis, Sébastien Boué est photographe
professionnel à Brignoles. A 24 ans, il affiche un palmarès impressionnant : Rolland-Garros, Tour de France, Ligue des champions et Coupe du monde... Son book recèle d'instants suspendus volés
aux plus grands acteurs de la planète sport.
Les raisons de son succès ? Le timing. «Etre là au bon endroit et au bon moment. Etre bien placé et déclencher l'objectif à temps. Savoir saisir le coup de chance», résume-t-il.
Destin brillant ou simple hasard ? L'un et l'autre se provoquent avec une arme infaillible : le talent. Et Sébastien Boué n'en manque pas.
Il y a dix ans, il rencontre sa passion lors d'un meeting d'athlétisme. Un petit appareil autour du coup, il se balade au milieu des concurrents et immortalise leurs exploits. Naissance d'une
vocation, il se met à lire les crédits photos inscrits au bas des posters qu'il affiche dans sa chambre.
A l'école Vandystadt
Après le bac, il tente l'aventure parisienne et passe un BTS photo. Ses stages le conduisent chez Vandystadt, la plus célèbre agence de presse spécialisée dans le sport. Première
expérience professionnelle et premières publications. Sébastien vole la vedette à ses pairs. Une double page dans «L'Equipe» pour une compétition d'escrime et un cliché qui fera le tour du monde.
Celui d'un fleurettiste transpercé par la lame de son adversaire. L'illusion d'optique est parfaite. «Stagiaire, je travaillais sans pression. Je pouvais me faire plaisir. Prendre le
temps, se souvient-il, maintenant on me demande de produire mais j'essaie de garder cette culture de la belle image.»
Gérard Vandystadt remarque cet oeil neuf. En 2004, le vieux briscard et le jeune loup montent une nouvelle agence : «Regards du sport». Et même si l'aventure tourne court, elle rajoute une ligne
d'or sur le CV de Sébastien. Il ne restera que quinze jours sans travailler.
En 2006, il signe chez FEP, le photographe
officiel de la Fédération française de football. A quelques mois de la coupe du monde, le gamin se retrouve encore au bon endroit. Ses clichés s'affichent sur tous les panneaux publicitaires.
Correspondant pour le journal l'Equipe
Mais le Rastignac des focus ne tient pas en place. A l'heure ou les salariés les plus téméraires s'accrochent à leur CDI, Sébastien démissionne. «Des conflits ont rendu
l'ambiance pesante, puis j'avais besoin d'évoluer», explique-t-il. Dans la foulée, il rencontre le responsable du service photo du journal «L'Equipe». Ce dernier lui propose de descendre
dans le sud-est. Une semaine plus tard Sébastien débarque dans le Var avec, son baluchon. «J'ai ouvert une carte et j'ai posé mon doigt au hasard, entre Marseille et Nice. Je suis tombé sur
Brignoles. J'ai pris ma voiture, et je suis parti.»
La chance sourit aux audacieux. Aujourd'hui, le jeune photographe indépendant pige pour «L'Equipe» et pour des magazines étrangers. Et ce n'est qu'un début.
Photos : Sébastien Boué
Texte : Tanguy Cohen
Var Matin
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Tu sais quoi, je te remercie d'être venu me faire une petite visite impromptue alors qu'apparemment, nos communautés sont très éloignées...
Alors comme ça, tu es journaliste... que pourrais-je bien te demander de croustillant ?
Tu m'as demandé un papillon et j'ai accepté le défi, à moi maintenant de te défier. Je te tiens au courant.
Bons reportages.
Amitiés
Géraldine